vendredi 3 février 2012

Bestiaire polaire

Je suis particulièrement fatigué aujourd'hui. Ces dernières journées furent bien remplies et je n'ai pas respecté mon quota de sommeil. Pas l'idéal avec le froid glacial du moment, c'est un coup à tomber malade.

Je me suis levé tôt, bien sur. Ich habe mein Frustück gegessen. Si je ne me trompe pas. Je m'entraîne à parler la future langue officielle. Mais je suis un peu rouillé.

Ce matin, en partant bosser à pied, j'ai cru voir un vol d'esquimaux. Ceux-là ne sont jamais les derniers pour faire des blagues. Pendant ce temps là, j'en connais qui font la marmotte. C'est du joli ! En tout cas je n'ai jamais mis si peu de temps à parcourir la distance. Le froid passe à travers les fringues, il fait – 10°. Le ressenti est intense. Même dans le Nord, on n'a pas l'habitude.

De toute façon, des fringues, il ne m'en restait que peu une fois que j'ai eu croisé l'ours polaire qui avait trouvé refuge sous un porche. Il était de mauvais poil. Blanc.

Puis vint le tour des pingouins, en pleine migration. Ma nudité imposée par ce rude combat contre Nounours ne les choqua pas, eux qui sortent toujours en costard. Ils ont la classe. Par contre ils aiment pas les vieux. Je les ai vu s'attaquer en nuée à une mamie qui était là pour sortir son chien. Le chien est indemne. Mamie, elle, ressemble un peu plus à un phoque.

Pour une fois vous aurez eu droit à un billet sans réel contenu. C'est pour faire autre chose que le reste de la blogo. Oh oui, j'aurais pu vous parler du débat d'hier soir. Mais d'autres le font déjà.

Et les esquimaux, ça vole pas. Vous croyez n'importe quoi.

jeudi 2 février 2012

Pourquoi Sarkozy va gagner en 2012

En politique, tout est question de timing. Se mettre en avant trop tôt, c'est l'enfarinade. Trop tard, c'est... trop tard. La stratégie de Nicolas Sarkozy se dévoile un peu plus chaque jour: n'ayant rien à proposer pour son prochain mandat, il a attendu que son principal rival dévoile son programme pour construire des idées qu'il implémente dans la tête des Français. Puis, il fait le faible: comme tout homme, il a ses défauts, ses doutes. Enfin, il profite que ses adversaires soient passés les premiers pour se placer sur le devant de la scène médiatique, et marquer les esprits. Le Sarko 2007, arrogant au possible, est de retour. Et c'est pour ça qu'il peut gagner.

Il a eu des propos qui font peur: «"Les socialistes ne peuvent pas gagner avec ce programme. Tous ceux qui sont sûrs de gagner une élection l'ont toujours perdue. [François Hollande] a tiré toutes ses cartouches, sa déclaration de candidature, son premier meeting, son projet, sa grande émission. Qu'est-ce qu'il lui reste ? Pouf, il se prend de la farine sur la tête", ». Le pire c'est qu'il a peut-être raison.

A présent, tout sera une question de confrontation, et les débats seront animés. Le point fort du programme de François Hollande, c'est avant tout le bilan du Président sortant. Le reste se fera sur la mémoire des Français, pour espérer qu'ils n'oublient pas les projets du PS au profit des illusions de l'UMP (ou des autres).

Wauquiez se satisfaisait aujourd'hui: «Rien n'aurait été possible sans l'engagement Nicolas Sarkozy, son rôle a été déterminant»  dans le dossier Lejaby . «C'est la responsabilité des politiques de sauver une centaine de familles» . Devoir de mémoire oblige, qu'en est-il des salariés de SeaFrance ou de Gandrange, par exemple?

Et de conclure: «Francis Bayrou appartient à notre famille politique» . De droite donc. Si Wauquiez le dit, c'est que c'est vrai.

A présent, tâchons de ne pas oublier.

mercredi 1 février 2012

Le flou

L'autre jour je regardais la télé quand soudain, il est revenu. Le reportage portait sur les abus des commerciaux au porte-à-porte. Très intéressant au demeurant, jusqu'à ce qu'il arrive: l'homme au visage flouté. Je ne sais pas si il est pareil en vrai mais ça doit pas être pratique pour trouver du boulot. Au moins c'est pas discriminatoire, il a pas de visage. A moi, il me fait peur.

Plus sérieusement, ça devient très chiant de flouter la télé. Le prétexte des marques qu'on connait tous, pour éviter la pub, est à revoir: personne n'oblige à tourner dans les magasins ! Ceci dit, on se retrouve avec un type qui témoigne visage flouté devant le rayon d'un supermarché dont tous les produits sont floutés. Il n'y a plus rien à voir, c'est risible !

Parfois on change un peu mais c'est limite-limite: au montage, ils retournent l'image ! Du coup on reconnaît les lieux, les marques et les produits, mais à l'envers. C'est une astuce plutôt appréciable parce qu'elle ne gâche pas l'image. Mais le procédé est peu usité.

Vive le flou?

C'est rigolo de voir les types avec une tronche floue. J'imagine le gars qui les appose en train de suivre le déroulement de l'image et aller de droite à gauche au fil des déplacements du personnage. Parfois, y'a des loupés. C'est pas grave. Sauf si le type témoigne contre la mafia.

Au plaisir du blogueur

Finalement, celui qui dit qu'il blogue pour lui se voile la face: on n'écrit pas des textes publics pour se faire plaisir. Autant on a envie de poser ses idées, autant on a envie de passer un message, d'exprimer ses humeurs et si possible, que le lecteur y réagisse. Celui qui tient un blog qui ne se lance pas, qui tourne d'abord autour d'une communauté de lecteurs familiale, meurt à petit feu. Soit le blogueur se lasse, soit ce sont ses lecteurs, et voir un blog non fréquenté où peu de billets sont publiés, c'est une spirale vers la fermeture du site.

Le blogueur a donc quelquechose à dire, qu'il soit intéressant ou non. Il veut être lu. Même s'il sait ne jamais convaincre, il pose ses opinions à plat et acquiesce qui veut. Il ambitionne de développer son style, d'être reconnu un tant soit peu, de se faire une place au sein de ce réseau social si particulier, et d'étendre ses connaissances et ses relations. Il aime lire autant qu'écrire et dispose de pas mal de temps pour ça. Et au final, il se fait plaisir parce qu'il sait que son travail est lu.

Il suit ses compteurs. S'inscrit aux classements. Espère des commentaires. Le commentaire, c'est la reconnaissance. Parfois plus important qu'un nombre de visiteurs, même. Car c'est à ce moment là que le blogueur partage.

Au bout du compte, le blogueur qui s'installe, comme moi, devant son clavier avec son billet en tête, c'est comme s'il s'installait au comptoir d'un bistro avec ses amis. Il se sent chez lui, il se sent faire partie d'un groupe, il est à l'aise dans son environnement. Il ne jalouse pas les autres, il fait partie d'un tout: la blogosphère. Et même si parfois, des désaccords apparaissent, quand il se penche à nouveau sur son billet, tout s'efface: plus de conflit. Des amis.Tout le monde a raison. Il subsiste alors avec ses souvenirs, ses idées, et il ne reste plus que ces quelques lignes, et des liens à partager...

Merci à la blogosphère pour ce beau mois de janvier.