Et le garagiste qui était là en a profité pour faire son business, et m'a proposé d'effectuer les réparations pour la modique somme de toutes mes économies. De toute façon, la voiture aurait été classée épave si j'avais fait passer un expert. Quelques semaines plus tard, ma voiture avait repris un coup de neuf et je me pavanais de nouveau à son volant...
La voiture arrive au carrefour de la place Courbet, il y a beaucoup de circulation en contre sens, et pour cause il est 17h, heure de sortie des bureaux. A droite survient un autre véhicule, je m'arrête pour respecter la priorité. Evidemment, comme ce dernier veut traverser le carrefour et qu'il y a du monde, il s'arrête à son tour en attendant que la voie se libère. Dès lors il refuse sa priorité, me fait signe, et je commence à avancer franchement. Sauf que c'est le moment choisi par un grand-père pour laisser passer l'autre véhicule qui avance en même temps que moi. Et ça ne loupe pas, paf, deuxième accrochage en quelques mois seulement. Et papy a déserté. Du coup je me mets de côté pour remplir le constat. Là aussi, faible vitesse, pas de blessé, mais des dégats matériels que même un arrangement à l'amiable ne satisferai pas. C'est l'autre côté du pare-choc qui a pris ce coup-ci, un trou béant dans la gueule de ma voiture. Et bien sûr, je suis en tort à 100% pour refus de priorité. Je trouve ça plutôt injuste. Les travaux nécessaires furent effectués par beau-papa à base d'huile de coude et de mastic; mais vivre à Arras c'est souvent difficile pour les pare-chocs et la peinture ne tient jamais fort longtemps.

