mardi 8 octobre 2013

Noël en février, ça m'arrangerait...

 

Bah oui, on sait tous que les trois derniers mois de l'année sont ceux où on te rappelle que deux mois de salaire sont destinés aux impôts en tout genre. C'est sûr, quand on est mensualisé, on va dire que la pilule a déjà moins de goût. On se tape un rappel ou, au mieux, un remboursement. Néanmoins, chacun s'interroge sur l'année qui va suivre, et dans mon cas, j'estime mon futur dû pour organiser un échéancier en fonction de ce que je vais payer et non pas de ce que je viens de payer.

Et là on cumule, des impôts sur le revenu qui tiennent peu compte de la situation professionnelle de ma compagne qui sera à la recherche probable d'un emploi (en gros, on rendra les indemnités chômage à l'Etat), des impôts fonciers qui cherchent une explication de taux (20% pour des poubelles vidées une fois tous les quinze jours, ça me semble excessif) et enfin, des impôts locaux auxquels se greffe une redevance télé pathétique, chère, et injustifiée. Si on proratisait cette somme au temps que je passe devant les programmes diffusés par les chaînes publiques, ils me rendraient l'argent !

M'enfin, je me dis que je ne suis pas le plus à plaindre. Et les autres, je les plains encore plus que moi. Le fait est que, quand on est, comme moi, dans la classe moyenne basse, on se contente de payer sans jamais recevoir. Le souci, c'est que l'impact sur les finances, par rapport au niveau de vie, se ressent bien plus avec nos revenus que si on maintenait un niveau de vie identique avec des revenus plus importants, et pas forcément de beaucoup. On se serre la ceinture. Une sortie, un plaisir, c'est avant tout un budget. Les vacances, un projet. Les travaux à la maison, une saignée.

L'avenir, du brouillard.

C'était mon coup de blues du mardi.

jeudi 3 octobre 2013

Breaking Bad, monument de la série télé

 
Previously on AMC's Breaking Bad...

 
Quand on lit le synopsis de la série, on hésite forcément à entrer dans l'univers créé par Vince Gilligan, autour d'un prof de chimie qui découvre qu'il est atteint d'un cancer et qui, pour subvenir aux besoins de sa famille après sa mort, décide de s'associer avec un de ses anciens élèves devenu petit dealer, pour créer de la méta-amphétamine et la revendre. Sur un rythme lent, maitrisé, posé, avec des plans recherchés et merveilleux, Breaking Bad est une série hors norme. Aujourd'hui, après cinq saisons de montée en puissance, je peux dire qu'il s'agit d'un chef d'œuvre.
 
Images intégrées 2
 
Désormais terminée, laissant la porte ouverte à certains imaginaires, il y aura à la télévision une ère « après Breaking Bad ». Certains épisodes frôlent la folie, il est impossible de s'en remettre, tant la tension est palpable, tant le choc nous aura soufflé. Walter White, petit prof insignifiant, qui entre dans la spirale du grand banditisme, perdu, dépassé et pourtant tout en maitrise, trouve sa place dans le Panthéon des personnages de séries, dont il vient de ravir le trône, fort justement. Avec le recul que l'on lui doit, il s'avère que chaque petit élément de la série, épisode par épisode, était important. Globalement, aucun déséquilibre. Un jeu d'acteur qui frôle l'excellence, qui EST excellent. Aaron Paul, qui incarne Jesse Pinkman, est un grand acteur. Bryan Cranston (rappelez-vous, Hal, dans Malcom in the Middle) est un géant. Un géant.

 
Breaking Bad.
C'est une série parfaite.
De bout en bout.

mercredi 2 octobre 2013

La meilleure façon d'arrêter de bloguer

 
Parce qu'il faut se le dire, bien souvent, le blogueur connait une période de lassitude et envisage d'arrêter son activité. Ce loisir chronophage peut parfois prendre la tête, et arrive un moment où, je crois, on a l'impression d'avoir fait le tour. Pourtant il existe tant de choses pour s'accrocher à son blog: le soulagement de poser son humeur à l'écrit, le partage avec les autres, les amis qu'on se fait, les rencontres inédites. Et malgré l'enthousiasme, récemment, ce sont José et Falconhill qui ont pensé à laisser les pages de leurs blogs pour se tourner vers d'autres horizons...
Il y a plusieurs façons d'arrêter son blog. Pas de meilleure façon.
 
D'abord, ne plus rien publier, paf, comme ça du jour au lendemain. Ed Wood avait pratiqué de la sorte. Son blog est toujours là, ouvert quelque part, mais il n'est plus que l'image qu'il donnait à l'époque.

On peut aussi s'épuiser petit à petit, ne publiant plus que quelques billets sans fond, de plus en plus espacés dans le temps pour finalement, s'éloigner de son clavier et ne jamais y revenir. Tel un fantôme.

On peut tout simplement supprimer son blog et ses publications: on disparaît brutalement, on efface son existence et on oublie, on se fait oublier, on se rend introuvable.

Et enfin, on peut écrire un billet d'adieu. Murement réfléchi, souvent soutenu par les copains blogueurs dont certains souhaitent ardemment qu'on revienne sur sa décision. On ferme le livre de son blog. Peut-être y écrira t-on un épilogue? Un dernier soubresaut. Et finalement... tout se finit.


L'arrivée du micro blogage (Twitter ou Facebook) a changé notre façon de publier. Plus active, plus rapide, notre humeur ou nos photos se doivent d'être publié dans la hâte, puis oubliées aussitôt. Le commentaire est un dialogue sur un mur. Le blogage change, on apprécie l'instantanéité de ces plates-formes et le gain de temps que nous apportent les messages courts qui nous soulagent de la rédaction d'un billet développé. Enfin, des raisons plus personnelles, privées, font que le temps passé à bloguer évolue, change, s'éteint. Il n'y a pas de bonne façon d'arrêter son blog. C'est même d'ailleurs très difficile. Un jour, ici aussi, tout s'arrêtera. Comment? Je ne sais pas. Mais en cet instant je comprends parfaitement que le rythme de ma blogosphère soit composé de naissances et de morts, de blogs éphémères ou durables et que, comme un micro-univers, elle évolue sans cesse à sa façon.

mardi 1 octobre 2013

C'est moi que v'là (fin de blogopause)

 
Premier octobre, me revoilà. C'est la fin de cette période de congés, à laquelle je m'habituais seulement. Il est temps de se remettre au boulot, j'ai vu que l'actualité bougeait pas mal, mais j'avoue que je n'arrive même plus à m'offusquer des trucs. Comme périodiquement, on s'inquiète de la consommation de Red Bull et d'alcool. Déjà-vu. Aux Etats-Unis, les élus sont aussi incapables que les nôtres de prendre une position commune pour le bien du peuple, et du coup, ils mettent leurs gens au chômage technique: le bel exemple ! Tiens, un sondage révèle que le matraquage extrémiste de l'UMP porte ses fruits: à droite, on préfère Le Pen à Hollande ! Côté high tech, c'est cool, les abonnés fibre chez Free auront un débit de 1Gb/s. Enorme. Tellement énorme qu'on se demande à quoi ça sert au quotidien; d'autant que moi je m'en fous, j'ai 10 Mb/s et ça me va plutôt bien. Et c'est pas prêt de changer. Je dois être jaloux... En sport, j'adore le succès d'hier du RC Lens face à Metz. Ça fait plaisir. Un parfum de Ligue 1. Et enfin, aux States encore, c'est la rentrée des séries et ce que j'ai vu pour le moment est encourageant. J'en reparlerai.
 
Homer est dans la place, c'est la fin des congés.
Me revoilà.