samedi 17 mai 2008

Blogueurs politique et vrais journalistes

Je viens de prendre ma permanence (je prête ma contribution) dans ma petite commune d'acceuil de moins de 1500 habitants, les usagers ne sont pas des lèves tôt, aussi je me suis servis un bon café et je suis allée lire le blog de Nicolas http://jegpol.blogspot.com/ que j' adore sans le connaître et je le dis non pour faire du léchage de botte (quoique si je devais en faire je choisirais le lèche botte blues d' Eddy Mitchell :
J'aime les impôts, leur clairvoyance
Leurs multitalents, leur polyvalence
Oh! oui, je les aime, je les aime
J'aime, j'aime, j'aime
J'aime les visites des huissiers
Êtes-vous sûr de n'avoir rien oublié?
Oh oui je les aime, je les aime
J'aime, j'aime, j'aime
J'aime aussi ma maison de disques
L'attachée de presse, la standardiste
Je les aime, oh oui, je les aime
Sans oublier ma petite Sacem
Qui sait, ô combien, combien je l'aime
J'en rajoute pas, j'en fais pas des tonnes
Mais j'espère surtout que je n'oublie personne
Lèche-bottes blues
Je fais le lèche-bottes blues
Lèche-bottes blues
Je remercie aux césars
Toute l'équipe sans qui je ne serais pas star
Oh! oui, je les aime, je les aime
C'est fou ce que j'aime
J'aime tous les hommes politiques
Ils sont si sincères et si sympathiques
Oh! oui je les aime je les aime
J'aime, j'aime, j'aime
J'aime la police et l'armée
Tous ces beaux garçons si bien habillés
Je les aime, oh, oui, je les aime,
J'aime, j'aime, j'aime
Vive le show-biz et la charité
Il n'y a que la Suisse qu'on n'a pas pu sauver
Oh, à la prochaine libération
Je serai tondu, mais je demanderai pardon
A force de lécher
Ma langue est râpée
Mais j'aime le lèche-bottes blues

Paroles: Claude Moine & Boris Bergman. Musique: Pierre Papadiamandis 1989 "Ici LondresEM Productions) mais parce que je le pense vraiment.

Nicolas de partageons mon avis http://jegpol.blogspot.com/ nous écris un intéressant billet http://jegpol.blogspot.com/2008/05/la-haine-des-blogs-politiques.html sur le rôle des bloggueurs politiques, leur place au sein du monde d' information face aux vrais journalistes en réplique à un billet de Didier Goux http://didiergouxbis.blogspot.com/2008/05/jouons-david-et-goliath.html qui leur taille un costume sur un ton un peu mordant, n' y aurait-il pas une petite pointe de jalousie ou de rancoeur face à la montée en puissance d' Anonymes au sein du monde d' information qui pique une bonne part du gâteau à ceux qui avaient pignon sur rue : les vrais journalistes?!

Je dirais juste un mot et bien modestement, je préfère lire les blogs politiques parce que contrairement aux vrais journalistes, ils ne sont pas sous l' influence du système qui leur mettent du caviar ou des miettes dans la bouche pour alimenter leur gagne pain, et puis ce sont avant tout des citoyens qui expriment leur opinion sur leur environnement, leur regard du monde en tant qu'observateur parce qu'ils vivent souvent eux même ces situations dans leur quotidien alors que les vrais journalistes doivent suivent des règles, nuancer, s' adapter et se complaire de l' hypocrisie international parce que quelques part ils en fond aussi partis, ils sont soumis à l' image de marque qu' ils représentent, se qui fragilisent leur spontanéité et leur liberté d' expression, leur crédibilité est sur un fil tendu sur la quel ils n' ont pas le droit à l' erreur.
La morale, l' éthique et la déontologie devrait être leur cheval de bataille, or il est évident qu'il n' en est rien surtout en politique, je ne leur jette pas la pierre, il y a de très bons journalistes et fort heureusement pour leur profession et on ne peut pas trop leur en vouloir car le système les embarquent dans les rouages de l' illusion démocratique et ils doivent composer avec.
Respecter le public, sans déformer la vérité, c'est un exploit très difficile, propagande, outils médiatique, manipulation, la surabondance d' informations asphyxient la diffusion, la question se pose alors si les vrais journalistes ne sont pas des marionnettes dont le système tire les ficelles.
Mais c 'est un dur travail que le leur, on l' oublie souvent car le journaliste est sans cesse soumis au jugement du public et de la société pour laquelle il s' engage, ragots, contraintes économiques, techniques et politiques, il se retrouve soumis à la loi du marché ou l' information devient un bien consommable qui implique concurrence, innovation, audience.
Mais dans les deux cas le plus important pour le bloggueur politique ou le vrai journaliste, c'est d'apprivoiser un public, de plus en plus exigeant, de plus en plus critique, ce qui n' est pas une tache des plus aisée.
Peut-être serait-il judicieux qu'ils s' allient, travaillent ensemble, pour diffuser une information la plus vrai, la plus juste, la plus proche possible des normes qui déterminent les devoirs minimums de chaque individu.
Et, c'est à nous en tant que consommateurs avisés de faire le trie dans tout ce gavage d'informations quotidiennes.

1 commentaire:

Hop, on met un p'tit mot pour suivre le débat ou encourager le mec qui passe son temps à taper ces lignes, mais surtout: on s'identifie ! Ici ne sera plus accepté de commentaire anonyme, alors la moindre des choses est de se trouver un pseudo rigolo.
Ne mettez rien de désobligeant, vulgaire ou irrespectueux et n'insultez pas les autres commentateurs. Merci !