jeudi 29 juillet 2010

Un monde sans conscience

On parle encore du Nord aujourd'hui, et j'ai le moral qui flanche. Dans cette affaire de bébés retrouvés enterrés dans un jardin. Huit gosses mis là, sans scrupule apparent. Je dis ça car aux yeux des témoins et voisins, les parents, âgés d'une quarantaine d'années et qui élevaient deux enfants, n'avait pas l'air de tueurs. Si c'était si simple. La mère aimait les gosses, dit-on. Le père était respecté, car conseiller municipal. Et voilà, derrière le voile de l'humanité, se cache l'ombre de l'horreur.
Comment peux-t'on vivre et faire semblant à ce point, sans que la conscience ne vous rattrape? Comment supporter ce qu'on a fait, autant de fois, sans sombrer dans la folie?
Évidemment, au procès, on les jugera instables psychologiquement. Évidemment. Mais chaque jour un peu plus, le monde apparaît sans conscience. Les actes sont démesurés et inhumains. Déchéance de l'âme. Aujourd'hui, j'ai pas le moral. Tout ça me dégoute.

Wikio

mercredi 28 juillet 2010

La Sainte Chandelle

Comme le disait @NicolasJarmuzek sur twitter, c'était un événement à ne pas manquer. A l'occasion des fouilles de la Place des Héros, à Arras, l'office de tourisme organisait des visites gratuites du site accompagnées des commentaires d'un guide. Pour vous donner la mesure de l'événement, la dernière fouille de cet endroit datait de 1870. Cette fois, deux jours étaient consacrés avant qu'on ne recouvre l'endroit... Prochaine visite dans 150 ans?

Alors, nous n'avons pas hésité à remonter le temps direction le Moyen Age, époque de mythes, dont celui de la Sainte Chandelle. En bref, Arras subissait une épidémie qui touchait 144 personnes, les condamnant à la gangrène. Loin de là, deux ménestrels que tout opposait, eurent une apparition de la Vierge leur disant d'amener au diocèse une cierge, dont la cire mélangée à de l'eau soignerait les malades. Et hop, miracle. Du coup, on bâtit sur la place une sorte de chapelle de 28m de haut pour conserver l'artefact, pour les pèlerinages. Un peu plus tard, une petite maison de concierge vit le jour à côté, puis, des étals s'allongèrent derrière, le long d'une rue commerçante datant de l'époque mérovingienne, rue qui disparut quand fut construite à l'époque moderne, la Maison Rouge. C'était la maison du Bailli, dont il ne subsiste plus aujourd'hui que quelques fondations. Ah, si! Un élément reste conservé en parfait état. Les latrines. Ça vous en bouche un petit coin, hein? Notre guide nous fit part de diverses anecdotes, réussissant à passionner les foules.

Pour vous donner une idée d'avant-après, je glisse une photo de la place dans son état avant les travaux; ainsi qu'une autre d'une gravure qui montre comment c'était avant...

Donc là, c'est aujourd'hui... le point de repère c'est l'angle de rue au fond.


Et là, autour de 1790... l'angle de rue est à droite.