lundi 24 août 2015

Centre Historique Minier (La terre, c'était le charbon)

Ce week-end, profitant du soleil estival, Marge et moi décidions d'aller visiter un monument de notre patrimoine. Habitant à proximité du bassin minier, je n'étais jamais allé visiter le Centre Historique Minier de Lewarde. Le bâtiment, ancien puits de mine, se situe près de Douai. Et à l'occasion, cher lecteur, je t'invite à absolument y aller toi aussi !


La mine a, depuis le XIXème siècle, été le principal moteur de richesses de la région. De nombreux mineurs y ont passé leur carrière, y sacrifiant trop souvent leur santé, puis de fil en aiguille, leur famille. Des enfants y travaillaient dès leur plus jeune âge, dans des conditions spartiates et un inconfort certain. Loin de moi l'idée de faire de ce billet un résumé de la visite avec ses détails et ses anecdotes, je vous le dis, allez-y. En plus là-bas, vous aurez peut-être la chance de rencontrer un ancien mineur qui vous racontera, à demi en ch'timi, son histoire.
C'est plutôt bien foutu, là-bas. Un guide nous emmène visiter un puits de mine, nous dévalons les tunnels au fil de l'évolution des techniques pour en apprendre plus sur ce métier méconnu.



Le point de départ de la visite se fait après une partie exposition, qui nous apprend les rudiments sur le charbon. Puis, rendez-vous dans la salle de douche des mineurs, aussi connue comme la salle des pendus.
Le guide vous y attends et vous emmène pour une heure de visite dans la mine, de la salle de tri et ses galibots, aux galeries d'extraction quelques centaines de mètres plus bas où le coup de grisou est toujours possible...
Et là, encore, ce sont d'excellentes conditions de travail ! Vous n'avez pas vu le reste!
Enfin, à la sortie, le reste de l'exposition nous explique la vie des mineurs, de la création des corons au quotidien de ceux-ci. La symbolique minière gravée au sein du bassin, dans tout le Nord Pas de calais, la création du Racing Club de Lens, jusqu'à la fermeture des puits il y a quelques années.
Le bassin minier, inscrit au patrimoine de l'Unesco.
A découvrir absolument.


dimanche 23 août 2015

L'agresseur du Thalys ment

Il était 17h42. Je venais de récupérer Marge à la gare d'Arras ce vendredi, où elle rentrait en train. Encore une fois, ce dernier avait du retard, d'autres avaient déjà été annulés... En rentrant à la maison, nous commencions à passer un coup de tondeuse et à entretenir notre jardin, loin de se douter de ce qui s'était passé quelques minutes plus tard.
C'est donc vers 22h00 que j'appris la nouvelle de cette attaque à l'arme lourde dans le Thalys. Scotché devant la télé, à revoir en boucle les mêmes images et à récupérer des informations disséminées au fur et à mesure, pensant même que l'attaque avait eu lieu en gare d'Arras alors que celle-ci s'était déclenchée bien avant. L'actualité du direct comporte ses imprécisions qui font qu'elle en devient parfois ridicule.
Et puis, une fois la télé éteinte, je me disais que les héros américains méritaient bien la légion d'honneur, celle qu'on donne depuis quelques années à tout le monde pour pas grand chose de vraiment grandiose; là, ces mecs sont des couillus qui ont sauvé des vies humaines: redonnons à la légion le sens qu'elle est sensée avoir.

Enfin, au matin, j'apprends que l'assaillant d'origine Padamalgame se défend d'avoir voulu procéder à une attaque terroriste, préférant raconter une histoire de braquage qui a mal tourné. Moi, dans sa version du moment, je me demande quand même s'il est si facile de "trouver des armes dans un parc" en Belgique, d'apprendre à s'en servir avant de monter dans le train, de faire un braquage avec un fusil d'assaut plutôt qu'avec un simple pistolet pourtant bien plus maniable dans un wagon... Et enfin, faire un braquage avec neuf chargeurs, ça me parait un peu surchargé. Surtout que le mec, il aurait été attendu à la gare à l'arrivée. Mon avis qui n'engage que moi, c'est qu'il s'agit d'un terroriste amateur qui aurait fait un véritable carnage avant de se faire abattre à la gare comme un martyr religieux de mes deux. Lui, on l'a chopé vivant, faut pas le louper !


jeudi 6 août 2015

Fier

Le Racing Club de Lens embauche des joueurs au chômage, il est depuis le début du mercato l'entreprise qui embauche le plus du département, hi hi hi.
En tant que supporter, je ne serais malheureusement pas dans les tribunes du nouveau Bollaert ce samedi pour le premier match à domicile. Après les galères de la saison passée, qui n'enlèvent rien à l'héroïsme sportif des joueurs, le RC Lens sort la tête vers un renouveau. Ce renouveau commence par la création d'une nouvelle équipe, avec la contrainte de ne pas acheter de joueurs. Qu'à cela ne tienne.

Il faudra du temps aux Lensois pour trouver un rythme, et peut-être plus d'une saison pour monter en puissance. Mais on a tous conscience que le club est passé par une belle porte, au regard de ses problèmes extra sportifs.
Samedi, 32000 personnes s’agglutineront dans les travées de Bollaert. Il existe encore une passion à Lens. Celle des gens d'ici.

Si vous avez une vidéo à voir ce soir, une seule, c'est celle-ci. Elle me donne des frissons. Des larmes aux yeux. De la fierté.