mercredi 15 avril 2015

Du gaz et un gros vent

"Allo, Monsieur Homer?
- Oui?
- C'est GDZ à l'appareil.
-Je sais, ça fait trois fois que je vous ai en ligne et qu'on coupe court car je ne suis pas intéressé
- Ah, non, c'est la première fois qu'on se parle
-Vous peut-être, mes vos collègues, non. Alors voilà, je n'ai pas le gaz, ça passe pas dans mon trou paumé, je ne suis pas intéressé par vos services. Vous allez me dire que vous m'avez envoyé un courrier, que vous n'avez pas eu de réponse?
- Oui, justement on a pas eu de retour...
- C'est parce que je n'ai jamais eu de courrier. Alors plutôt que de me harceler au téléphone avec la même rengaine rodée, je vous demande de ne plus m'appeler, de m'envoyer votre foutu courrier s'il existe et ensuite, si ça m’intéresse, c'est moi qui vous rappellerai. A présent, je n'ai pas de temps à perdre, je vous remercie de vous occuper de vos autres clients."
Boum, je raccroche. J'ai reçu au moins trente fois des appels de ce numéro, qui n'est surement pas GDF mais un concurrent qui se propose de me faire une démarche commerciale abusive en usurpant l'identité des gens du gaz. Ça devient du harcèlement.
Alors pour le moment, je suis poli, vous voyez. Mais si ça continue... je vais devenir méchant.

lundi 13 avril 2015

En Belgique pour deux plantes vertes, mais avec un porte-monnaie troué !

Finalement, ce doit être une tendinite. Bah oui, tout fier d'avoir fini mes cinquante bornes à pieds l'autrefois, ce n'est que deux jours après que je me suis fait mal. Une boule au niveau du tendon, à l'arrière de la cheville. Me voilà clopin-clopant, bien embêté pour avancer.
Et pour ne rien arranger, j'ai dû porter la voiture au garage. Pour changer l’embrayage de ma 206 d'occaz'. L'avantage quand on est boiteux comme moi aujourd'hui, c'est que je me sens plus léger désormais, de 500 euros. Je m'étonnerai toujours du prix de la main d'oeuvre, entre 40 et 60 euros de l'heure. Non mais, vous, vous êtes payés ce prix là?! Le pire dans tout ça, c'est que le garagiste m'annonce ensuite su'il faudra effectuer d'autres travaux assez urgents. Qu'il chiffre pour le tout à 1000 euros. Que je n'ai pas. J'ai mal. Et pas qu'à la cheville.

Du coup pour enfoncer le clou, je suis allé marcher ce samedi. Du moins, piétiner. Et quitte à le faire, autant aller à l'étranger, Marge et moi sommes donc passés par la Belgique pour découvrir le nouveau magasin dont les publicités parent les panneaux dédiés en ville depuis quelque temps: Famiflora. En gros, une immense serre qui vend des fleurs mais surtout de la déco pour la maison. Mon avis, en bref: trop de monde ! Et un intérêt limité... 
Du monde sur le parking: il fait gris, tous dedans !

Des accessoires peu engageants! 

Une galerie marchande, avec chocolats, bières et tabac !

Du coup, on a poussé le voyage jusque Floralux, la grande surface de la plante, toujours en Belgique. Et là, trop de monde, encore ! Ce n'est pas agréable, on passe dans les rayons à vitesse grand V et on n'achète rien... Sauf des fleurs, dans notre cas. Car l'avantage de la Belgique, outre le tabac et la bière pas chère, c'est les fleurs et plantes qui ne sont pas chères , elles non plus.

Le point fott: les prix !
On y circule difficilement, mais je préfère ce magasin à l'autre
30 minutes plus loin, Floralux et... du monde !!!!
Nous repartons donc avec une fleur bizarre d'intérieur et deux palmiers qui nous rappellent nos vacances à Tenerife il y a quelques années. Pour dix euros. Mais pas de pot. Alors que nous pensions faire des affaires sur ces accessoires, il aura fallu un détour chez Leclerc, en France, pour trouver le pot adéquat pour nos nouvelles plantes vertes... 

Je les ai installées sur la terrasse aujourd'hui.
J'ai encore mal à la cheville.
J'ai encore des frais à prévoir sur la voiture.
Mais j'ai deux palmiers, désormais.

mardi 7 avril 2015

50 km à pied, ça use, ça use...

C'était mon anniversaire samedi. Pourtant j'avais demandé à ne pas être trop dérangé, car j'envisageais d'aller me coucher vers 17h00. La raison? A minuit, entre samedi et dimanche, je participais à la Grande Randonnée Pédestre Liévinoise !




Au milieu de la nuit, nous étions plus de 700 à prendre la route et les chemins, à grimper dans l'obscurité des crêtes semées d'embûches, pour parcourir une distance de 52,6 kilomètres exactement.

Autant dire que c'était quand même épuisant ! Divers ravitaillement permettaient de se requinquer, de se réchauffer avec un café alors qu'à l'extérieur, la température était de zéro degré. Nos chaussures, pleines de boue, pesaient lourd, au moins autant que nos jambes endolories et nos paupières sur nos yeux.

En mode zombie, pas à pas, nous avancions, tantôt serrés, tantôt isolés. Dans les sous-bois, attention aux branches. En plaine, à peine éclairés de nos lampes frontales, nous avancions plus vite.


Puis soudain, un rayon de soleil barra l'horizon. Un réconfort certain, croyez-moi, à vingt kilomètres de l'arrivée. Ce fut ensuite une randonnée plus classique: nous avons alors rapîdement rejoint Mont St Eloi.


Puis, bêtement, nous nous sommes trompés de chemin ! Nous avons marché près d'un kilomètre de plus dans la mauvaise direction avant de nous apercevoir de notre erreur et de rebrousser chemin. Alors, en pressant le pas malgré nos courbatures, nous montions l'ultime côte de notre périple en direction du monument canadien de Vimy...


A présent, se déroulaient devant nous les derniers kilomètres de chemin vers l'arrivée.


De loin, nous apercevions enfin les terrils jumeaux aux pieds desquels s'érige la ville de Liévin, but ultime de notre randonnée.



Une fois rentrés chez nous, Marge et moi avons dormi. En ayant mal aux jambes. Mais satisfaits de notre performance, car nous avons couvert cette première grande randonnée en 10h45 de marche. Je n'oublierai pas de sitôt mon 34ème anniversaire, c'est certain !

mardi 31 mars 2015

La monnaie de la pièce

Il était autour de 19h30 quand je rentrais l'autre jour, m'apercevant qu'il me fallait du pain que je n'avais pas. Une fois n'est pas coutume, je me suis rendu chez Leclerc pour acheter deux baguettes. C'est en arrivant là-bas que je m'aperçois que je n'ai que des pièces rouges pour payer. La somme complète, mais en pièces de un et deux centimes.
Je me dis que de toute façon on arrive pas à les écouler, alors, je me rends à la caisse avec mes deux baguettes.
"Bonjour !" me dit la caissière.
"Bonjour", répondis-je.
Voilà un dialogue qui commence bien.
La dame passe mes baguettes et m'annonce le prix. Soixante six centimes exactement. Et là, son visage change. Je lui tend mes pièces.
Elle me dit en les comptant:
"Vous savez qu'on a le droit de les refuser? On est pas une banque.
- Je ne sais pas, c'est de l'argent quand même, vous n'en voulez pas? Je ne suis pas sûr que vous puissiez refuser un moyen de paiement, rien n'est indiqué".
Bon gré, mal gré, la caissière encaisse et me voilà qui m'en vais.


Et là, je me demande si vraiment, elle a le droit de refuser mon paiement. C'est de l'argent quand même, et cumulé ça fait trois francs six sous. Au final, à quoi ça sert de faire ces pièces si on peut pas s'en servir. Comme acheter une télé avec des pièces de un euro...