mercredi 26 avril 2017

Les bonnes idées de Marine Le Pen

Aujourd’hui on va s’attarder un peu sur l’idée de rétablir les frontières et le franc. Bah oui, c’est une idée qui mise sur la nostalgie, c’était mieux avant l’Euro ! Du coup, imaginons un retour au franc.
Ça aidera peut-être certains à comprendre les lignes du programme.
La baguette de pain coûte aujourd’hui 90cts d’euros. Soit environ 6 francs. Tellement plus qu’à l’époque, c’est impressionnant. Avec un SMIC, on achète donc  1267 baguettes.
Marine rétablit les frontières pour sauvegarder le travail en France, et positionne une taxe de 20% sur les produits importés. Puis, le franc revient. Comme on est obligé d’importer de la matière première (farine, par exemple), la baguette passe à 10 francs car le boulanger doit amortir le coût.
Le SMIC est rétabli en Francs, donc il vaut 7478 francs. Makis la baguette a augmenté de 20%, suivez-moi, à cause des taxes. Elle vaut donc 7 francs. Avec un SMIC, on ne pourra plus s’acheter que 1068 baguettes.
On perdra donc en pouvoir d’achat.
Et encore, cette explication BASIQUE s’applique uniquement si le franc ne perd pas sa valeur (actuellement 6.56 francs pour un euro) sur les marchés financiers. Si il diminue, ce sera pire encore. Et inévitablement, il va baisser. C’est la loi des marchés financiers.

De ce fait, comme on ne pourra plus acheter autant, les entreprises de France n'embaucheront plus (les carnets de commande seront au plus bas)

La baguette ne vous parle pas ? On produit la farine en France ? Et l’essence, on l’importe non ? Alors elle sera taxée, et sera répercutée sur les pompes. Vous allez payer votre essence encore plus cher, peut-être autour de 2 euros le litre de Gasoil ou 13 francs. A moins d’avoir les moyens, ça promet inévitablement la faillite de la France. Au mieux, la votre seulement.
Ta TV ou ton téléphone Samsung passera de 500 euros (3280fr) à 20% de plus soit 600 euros (3936fr).

Mais Marine, elle s’en fout, elle gagne bien sa vie, tout va bien, elle sait où piocher du pognon.


Sus aux immigrés, c’est tout ce qu’on entend. Mais ce ne sont pas eux qui en paieront le prix, finalement.

vendredi 21 avril 2017

Alors, votons !

J'ai lu les programmes cette semaine. Du moins, ce qu'on a reçu par la Poste. Bah ça ne vole pas haut: ils sont peu à amener une idée et à expliquer comment la financer. Trop abstraits, avec des termes ou des notions qui sont incompréhensibles par le commun des électeurs, ce socle qui ne se déplace parfois même plus aux urnes. Je ne citerai pas celui qui brasse le plus d'air, je vous laisse seul juge.

Mais dimanche, je vais aller voter quand même. J'attache beaucoup d'importance au fait de se prononcer pour un candidat même si on sait pertinemment que nos idées ne sont pas totalement les siennes, et que de toute façon, notre voix ne fera que servir une ambition personnelle. Mais il faut voter car ce droit est sacré, et que chaque vote compte. Je ne veux pas rester à rien faire, ce petit pouvoir là, j'y tiens.

Je ne dis pas aux gens quoi voter. On en discute souvent, avec les collègues, on n'a pas les mêmes idées. Mais on ne cherche pas à se convaincre, juste à comprendre les programmes et à les confronter, à les justifier. A montrer qu'à un moment, ça coince. Et de refaire le monde, de poser nos propositions et de s'apercevoir que collégialement, on a des idées, pour réduire les inégalités, pour faire des économies, pour revaloriser le fait d'avoir un emploi, pour rendre la justice moins injuste. Pour en conclure que c'est ensemble qu'on peut y arriver.

Si vous vous demandez pourquoi j'ai attendu le dernier jour pour aborder le sujet, je suis en mesure de le justifier. Comme beaucoup, cette campagne m’écœure, elle n'apporte rien et le fond des sujets est masqué par les affaires et les coups bas. Derrière une quantité de candidats qui, trop fiers, trop malhonnêtes, trop déphasés de la réalité, c'est nous, le peuple, qui allons devoir choisir pour le moins pire. Un écœurement sur fond de terrorisme qui sert les intérêts de certains, dans une campagne propulsée par les médias qui étalent des sondages suggestifs, pour influer, pour dissuader, pour convaincre.
Et jamais pour faire comprendre.

C'est pourquoi j'ai préféré vous raconter mes vacances, pour vous divertir de ce qu'on lit ou voit partout, changer un peu, s'évader. Ça fait du bien de ne pas y penser.
Dimanche, on vote. En son âme et conscience.

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Budapest, aux deux visages


Vivre à Budapest, c'est aussi suivre son rythme. Au fil de l'eau la journée, c'est la nuit que les choses s’animent. C'est ainsi qu'avant d'aller manger nous avons opté pour aller boire un cocktail dans un Ruin Pub. Le Ruin Pub, c'est un batiment en ruine dans lequel sont installés, au fil des pièces ou dans la cour, des tables, des chaises, des bars. Différents bars se succèdent donc dans une déco faite de récupération, d'objets insolites, dans une ambiance unique, exceptionnelle. On y aura vu une voiture ornée d'autocollants, un film diffusé sur les murs en décrépitude, des jeunes ivres et d'autres festifs... Franchement, il FAUT aller voir. Il y a plusieurs Ruin pubs à Budapest, le notre c'était Szimpla Kert, le plus connu.



Et puis au final, Budapest c'est une ville vraiment surprenante, où on ne projette pas de faire les choses, elles s'offrent à nous au fil des déambulations. C'est ainsi que nous sommes allés voir Gozsdu-Udvar, sorte d'arcade comme on en connait en France à Paris, les fameux passages où s'entremêlent brocanteurs et restaurants. Il n'y en a qu'un à Budapest, c'est ce qui fait sa célébrité.



Dans les cours des immeubles sont aussi aménagés des rassemblements de Food Truck.



Sur les murs des immeubles, d'immenses peintures donnent de la gaieté et rappellent que nous sommes en Europe de l'Est.



Au détour d'une ruelle, un marché coloré où s'étale du paprika vert. Le paprika est l'épice la plus produite de Hongrie, un fleuron national, devrait-on dire: tout se cuisine avec, cru ou en poudre !

zut, photo un peu floue

Nos balades nous auront emmenés dans des endroits excentriques où s'amuser fut facile, Budapest est une ville incroyable à deux visages.
(photo masques et bouche)

Mékeskecé?
 Enfin, pour finir cette série de billets sur la capitale Hongroise, et de ce fait sur nos vacances de printemps, je voulais vous publier ces dernières photos. En longeant une ruelle sans importance, l'entrée d'une cave laissait s'échapper un thème musical bien connu. Nous suivons la musique, descendant les quelques marches et...
Nous voilà au Paradis: le musée du retro gaming ! Toutes les consoles étaient là, jouables, devant nos yeux. Des reliques, des classiques, des indémodables. Je vous laisse apprécier...






jeudi 20 avril 2017

Budapest, ville de Patrimoine, d'Histoire et de Mémoire




Plongés dans l'obscurité, c'est avec respect et humilité que nous découvrons le mémorial. Objets, documents et surtout, vidéos d'archives nous replongent dans l'ambiance terrible des déportations de juifs pendant la seconde Guerre. Si, au début, ces images nous rappellent le contexte en Europe et en Hongrie, nous ne tardons pas à découvrir l'horreur des camps. La communauté juive de Hongrie, marquée par l'horreur. L'émotion est très forte, on ressent à la fois de la peine,de la haine, et de la peur.
A Budapest, l'Histoire est donc essentielle. Mise à l'honneur dans ce mémorial, ou dans la Maison de la Terreur rappelant les heures sombres de l'insurrection de 56, le Magyar ne veut pas oublier et transmettre le souvenir de ces événements pour avertir le Monde.

Restants marqués par ces évènements, on s'est dit qu'il fallait en profiter pour aller visiter la Grande Synagogue, la plus grande d'Europe. On a marché un moment pour la rejoindre, au fil des rues de la ville historique. Arrivés là-bas... Déception : le vendredi, c'est shabbat ! Donc ça ferme de bonne heure pour tout le week-end ! Pour le coup on a pas eu de bol; logeant dans le quartier juif, les magasins étaient fermés, et la synagogue aussi. La bâtisse avait pourtant de la gueule, jugez plutôt !


La plus grande Synagogue d'Europe


La Basilique St Etienne (St Stephen)

On s'est donc rabattu sur la Basilique St Etienne. A deux pas de la Synagogue, cet édifice religieux majestueux ouvre ses portes au public. L'intérieur est orné d'or, de peintures et de scènes bibliques. Dans une aile, on peut aller voir la relique de St Etienne: sa main momifiée tenant un chapelet. Pour quelques misérables forints, on peut aussi monter les 302 marches qui atteignent la coupole, et profiter de la vue sur tout Budapest. C'est une belle compensation que nous avons eu là...



La vue valait l'effort... Bon, ok, on a pris l'ascenseur pur descendre...

Pour finir la journée, c'est du côté de la rue commerçante (Vaci ut.) que nous sommes allés. L'artère piétonne comporte de grandes enseignes très chères, mais on n'y prêta pas attention car pour les fêtes de Pâques, c'est là qu'un marché était organisé. Un peu comme nos marchés de Noël, mais pour rappeler que si chez nous, Pâques c'est pour les gosses, là-bas, ça garde une dimension intemporelle. On y trouve donc des vendeurs de bibelots, mais aussi des animations et énormément de bouffe ! Là-bas nous avons goûté le calorique Langos, sorte de pizza au chichi et à la crème fraiche. C'est très bon !




La soirée approchait doucement, le temps pour nous de vivre au rythme des Hongrois de la nuit...