mardi 6 mars 2012

Du blog et de l'étiquette politique (reply to @Falconhill)

Mon ami du Gard présente aujourd'hui un billet fort intéressant, concernant le placement politique des blogueurs et le regard qu'ils renvoient vers leurs lecteurs. Il parle de moi, aussi je me permets de reprendre son sujet et d'exprimer ici mon ressenti: j'ai une sensibilité de gauche. Cela vient surement de mes origines sociales, du fait que j'apprécie les avancées qui apportent du confort de vie à l'ensemble de la population plutôt qu'à une catégorie propre et limitée. Je suis surement socialiste, si si. Je vais voter pour Hollande en 2012. Et pourtant...

Pourtant je ne suis pas d'accord avec toutes ses propositions. Peut-être parce que je n'entends pas toujours grand chose à certains sujets. Je vais voter à la fois pour la sympathie qu'il émet, que pour certaines idées qui se rapprochent le plus du virage sensible que je souhaite pour la France. Pas totalement. Mais assez pour qu'amorce quelquechose dans le bon sens, celui que je souhaite. Pas que pour moi: pour mes compatriotes aussi.

J'ai une sensibilité de gauche. J'ai pourtant eu de l'enthousiasme à certaines idées émises par la droite sarkozyenne... Idées qui de toute façon n'ont jamais été appliquées. C'est là que tout casse. Les effets d'annonce me lassent. Les petites phrases, les mesurettes, ça m'ennuie. Les coups durs ont marqué mon esprit. C'est pour ça que je tente chaque jour de parler un peu de politique mais pas trop, pour me laisser m'évader vers d'autres sphères, pour rire, pour penser à autre chose et être original. Multithématique, quoi. C'est ma vision du blog.

J'ai une sensibilité de gauche, des amis encore plus de gauche que moi. Vous le savez. 39 liens dans le billet d'hier vous le confirmeront. Cherchez. Et d'autres de droite, qui savent très bien ne pas s'arrêter sur le « t'as voté qui » pour entrer dans le vif du sujet: les réformes, les actes et les résultats. Qu'on soit de droite ou de gauche, c'est toujours le bilan qui compte.

Arras au crayon...


lundi 5 mars 2012

Des méchants et des gentils

Dans les films modernes, ça paraît facile: y'a les gentils contre les méchants. D'un côté les gentils savent que les méchants sont méchants. De l'autre, les méchants croient souvent qu'eux sont les gentils et que les gentils sont les méchants. Il arrive parfois qu'un gentil fasse un truc méchant à un méchant, tout ça pour paraître quand même être un gentil. Mais cela en fait il un méchant? On peut se demander si un gentil qui fait un truc méchant devient un méchant, et pourquoi il se bat contre les méchants alors que lui-même est devenu méchant? Il devrait comprendre que les méchants étant méchants comme lui, ils sont donc des gentils puisqu'il est convaincu d'être gentil lui même.

Par contre, si un méchant fait un truc gentil, ses copains méchants comprennent vite qu'ils n'est plus méchant et lui défoncent la gueule. Ça les conforte dans l'idée d'être méchant, sans pour autant qu'ils le sachent puisqu'ils sont certains de faire le bien pour leur cause. Et donc d'être gentil, vous suivez? C'est pas bien méchant, cette histoire sur les gentils...

Parfois, il y a une exception: le méchant gentil. Lui, c'est le héros qu'on aime tous mais on sait qu'il est méchant, lui le sait aussi, mais ça en fait un gentil parce qu'il est méchant pour la bonne cause. Le méchant gentil est-il pour autant un gentil méchant? Non. Le gentil méchant, c'est plutôt le con qui meurt au début du film. On sait qu'il est méchant, lui aussi, mais il dure pas longtemps. Le méchant gentil, on lui pardonne. C'est pourtant pas compliqué. C'est un faux gentil, un peu méchant mais pas trop, au point qu'au début on sait pas si c'est un gentil ou juste un con.

Le gentil se déplace souvent tout seul, on le reconnait comme ça. Le méchant est en groupe. Mais il ne sait pas que les gentils sont solitaires donc il croit faire parti d'un groupe de gentils. S'il croise le gentil, il le tabasse, pas question d'être gentil. C'est un réflexe. Mais il est un peu con, le méchant qui se croit gentil, parce qu'il comprend pas que tabasser un gentil qu'il pense être un méchant fait de lui un "pas gentil". Autant le méchant a toujours un second souffle, que le gentil, soit il est mort tout de suite, soit il a un troisième souffle du dragon: il se met en rogne et devient méchant. Mais si vous me suivez depuis le début, c'est encore un gentil: le gentil ne devient jamais vraiment un méchant. De toute façon y'a toujours une femme dans le coup, c'est elle qui préfère aller avec le gentil alors qu'elle adore les bad guys au début. Salope. Le gentil est pourtant dupe, c'est ce qui fait qu'il est gentil, certainement. A la fin, il castagne les méchants. Tout le monde l'acclame, il est gentil et bienveillant. Le gentil, il est simplement... gentil !

Merci aux 39 gentils qui m'ont lié ce mois-ci. C'était gentil de leur part. A deux places à dire, c'était la gloire...

jeudi 1 mars 2012

La blogo politique après 2012, ou comment écrire un récit d'anticipation

Quel titre pompeux...

Isabelle fait tourner la question dans son nouveau blog de savoir « Quid de l'après 2012 ?» auprès de la blogosphère politique. Évidemment je ne suis pas tagué, n'étant pas spécialement blogueur politique, (même si des fois, hein !) mais ça me permet de broder un petit article sur le sujet en y glissant des liens, liens indispensables sur lesquels vous cliquerez pour aller rendre visite à mon petit monde: ça vous fera de la bonne lecture. Et pardon à ceux que j'oublie... pour le moment.

Pour moi, l'après (mai) 2012, ce sera comme maintenant: je bloguerai toujours, je critiquerais ce qui me semble incohérent et injuste et je continuerais à déconner avec des faits insolites, ma petite vie, mes humeurs sur les blogs... tout en m'évertuant à être plus présent en commentaires chez les autres. Vous avez remarqué mon absence en ces lignes depuis deux jours, mais les travaux de ma future maison se terminent et nécessitent ma présence. Une fois livrée, elle demandera à ce qu'on l'aménage: peintures, sanitaires, cuisine, et surtout bureau (établir l'internet) resteront à faire. (Y'a du taf) Surtout bureau? Car oui, c'est de là que je blogue, moi.