
Bon, on va pas dire que ça va fort. Pourtant, on aurait pu penser qu'avec un effectif stable, le RC Lens allait cette année se placer dans le ventre mou du classement de
Ligue 1 sans grande difficulté, et sortir enfin la tête de l'eau économiquement. Au lieu de ça, après 8 journées de championnat et à la veille de rencontrer le leader Rennais, le bilan est triste. Le club est déjà sorti de la Coupe de la Ligue et stagne en avant-dernière place du classement. Dernier, quoi.
Relégable. Statistiquement, à cette heure, Lens à un pied en Ligue 2. Historiquement, quand un club est relégable à la 8e journée, il a 52% de chances de l'être encore à la fin de la compétition (source VdN).
Yahia, Démont, et même le président Martel: tous poussent la gueulante, il faut se bouger, se faire mal. C'est pas tout de le dire. Lens est un club qui n'a pas un mauvais effectif, qui est capable de beau jeu. On l'a vu cette saison, à petite dose. Trop petite. La spirale des défaites entame le moral, et fait ressurgir les spectres.
Le staff est une surprise qui ne convainc pas les supporters: trois entraineurs déguisés, Santini, Leclerc et Wallemme. C'est confus, et loin d'être efficace. Peut-être leur faut-il un préparateur mental, un profiler?
Alors dans les tribunes, le moral n'y est plus, même si le soutien demeure sans faille. On a peur de revivre la Ligue 2, de jouer contre Tours... Sur le terrain, la tension monte, entre les joueurs. Et pourtant, si cette pression était bien exploitée, le club en sortirait avec la gniak suffisante et utiliserait sa fougue et son envie, solidaire, qui le définit par essence, pour gagner des matches et respecter le public qui les suit partout en France.
On a envie d'y croire.
A eux de jouer.