lundi 5 décembre 2011

Court billet d'humeur au sujet de Facebook

C'est marrant de voir par moment comment les gens utilisent Facebook. Ce site flirte avec le voyeurisme, on en devient des "maguettes" comme on dit chez nous. Des chèvres, des commères. On regarde comment ça se passe chez le voisin, chez les amis, on devine ce qu'est devenu leur vie et pire, on compare. Et au final, ce site qui se veut social, n'est rien d'autres qu'égocentrique. On y pose son statut, une humeur. Elle est commenté, fait réagir, ou pas. Et puis? Et puis voilà.
Heureusement, il est sauvé par son aspect d'échange (le chat, les messages privés). Un peu comme une boite mail, somme toute. Pour le reste, tout n'est que vantardise.
Je reste sur Facebook. Je suis une maguette.

samedi 3 décembre 2011

D'une chanson à l'autre

Ce matin, je me réveillais avec une chanson en tête. Ce qui est marrant c'est que je ne l'ai pas écoutée depuis plusieurs jours et pourtant, elle est apparue comme ça. Je me suis surpris à la fredonner en me préparant. Pourquoi le cerveau agit-il comme ça? Je ne sais pas, mais il vaut mieux s'imprégner d'une chanson qu'on aime, plutôt que d'être hanté par « Chaud Cacao » d'Annie Cordy toute la journée sans savoir comment s'en débarrasser.

A propos de cette chanson, elle est comme beaucoup d'autres titres: écrite par un artiste et parfois chantée par lui, et réadaptée pour être interprétée par un autre. En l'occurrence, c'est John Hampson qui l'a posée sur le papier et interprétée dans un album solo. Puis, il en a surement cédé les droits à une jeune star montante des charts Disney (sic). Du coup on a deux versions du même titre. Vous, vous préférez laquelle: l'originale ou l'autre?


vendredi 2 décembre 2011

Comment je regarde Koh Lanta


Ce soir, grand événement: un nouvel épisode de Koh-Lanta ! Moi ce que j'aime bien dans cette émission, ce ne sont pas les paysages magnifiques. Ni les jeux. Ni même Denis Brogniart. Non, rien de tout ça. Moi ce que j'aime dans Koh-Lanta, c'est la survie, les tensions et... la réalisation.

La survie: les aventuriers partent donc pour crever la dalle sur une île déserte, à l'abri des regards des Grands Hotels de luxe construits à deux pas de la plage où ils tournent. Moi je pourrais pas: dès que j'ai faim, je deviens invivable. Un gros con. Marge confirmera. J'aime pas avoir faim du tout, et bouffer du riz et de la coco pendant 38 jours, très peu pour moi. C'est un coup à être anémié, non? Déjà après le premier jour je trainerais mon corps comme une larve, incapable de participer aux épreuves. Quand j'en vois qui grimpent au cocotier, qui bâtissent des cabanes... je suis rêveur. D'autant que ça sert à rien, y'a un Iberostar juste derrière. Y'a tout de même un truc qui me chiffonne: on montre souvent des araignées et des serpents, pourtant y'en a jamais un qui se fait mordre...

Les tensions: il ne faut pas une demi-heure pour que les groupes se forment et que chacun affirme sa personnalité. Du coup y'a des clashs, et ça ça me fait marrer. Les gens sont cons quand ils ont la dalle, et l'aspect stratégie de la chose montre bien qu'il faut être égoïste au maximum ! Super pour la morale et promouvoir l'esprit d'équipe. Bon, après je suis moins regardant sur les règles, les fourberies... mais je m'étonne que ça ne castagne pas. Y'en a deux ou trois qui méritent des claques. Tous les jours. Cette année, y'a un truc particulièrement injuste qui s'est produit: le retour de Martin, repu et reposé puisqu'éliminé lors du conseil précédent, qui revient suite à un abandon. Le fait de mettre des aventuriers dans un jury spécial un peu à l'écart fausse la donne. Et son changement brutal de comportement montre aussi que la production l'a brifé.

La réalisation: c'est juste exceptionnel. Des plans superbes mais une crédibilité à revoir. En effet, imaginez les aventuriers qui crèvent la dalle et qui s'acharnent sur une noix de coco, et le caméraman à côté qui mange un Bounty en disant « t'inquiète, c'est pareil ». Les odeurs du barbecue de la production qui arrivent au nez des candidats. Très encourageant. Puis vient l'heure du jeu: on imagine bien le caméraman qui va dans l'eau, qui appelle un des candidats pour faire un plan et qui sort une bouteille de sa poche. Il la jette à l'eau, plouf. Et le candidat qui doit faire semblant: « Oh ! Une bouteille à la mer ». Risible. Pire encore, les épreuves où le candidat cherche un collier comme lors du trek la semaine passée. Le caméraman part faire un plan de l'objet que cherchent désespérément les filles. Forcément, voyant la position du technicien, l'une d'elle se rapproche et ramasse l'objet. Nul à chier.

Et au final, à la fin de la saison, le Grand Gagnant de l'épreuve finale, qui a survécu, qui a gagné le jeu et a montré qu'il était le plus fort, pourrait bien ne rien remporter du tout, puisque c'est un jury final qui, sur un plateau, décidera du plus méritant des finalistes. Autant arrêter avant la fin et tirer au sort, non? Ça, c'est l'ultime point faible de Koh Lanta.
Mais je regarde quand même !

jeudi 1 décembre 2011

Le streaming en flux tendu


La guerre contre le streaming est lancée. Les ayant-droits de l'industrie du cinéma tentent leur chance en assignant « en justice les opérateurs Internet français, rapporte le site Electron Libre. Ces syndicats réclament le blocage en France de sites tels que MegaVideo, MegaUpload, AlloShare et AlloShowTV, qui diffusent du contenu illégal par streaming ou en téléchargement direct. » (source Le Figaro) Bon. On sait tous où le bât blesse: si je veux télécharger Linux sur MegaUpload, y'a pas intérêt que ce soit bloqué: c'est gratuit et libre de droits. Si je veux regarder un film d'amateur sur MegaVideo, je peux. Alors évidemment, le blocage massif de l'accès aux serveurs est impossible pour les FAI. N'importe quoi. Et comme Megaupload n'est pas responsable de la façon dont on utilise leur service de stockage massif, c'est un peu l'impasse.

« Dans un avis, la Cour de justice de l'Union européenne a rappelé la semaine dernière que les fournisseurs d'accès à Internet ne pouvaient pas être contraints de filtrer les téléchargements de tous leurs clients pour lutter contre le piratage. »  Ça bloque donc pour de bon. Et techniquement, la mise en place d'un système de filtrage serait onéreuse et complexe...

Je dois vraiment rappeler que l'industrie du cinéma se porte bien ou je vais passer pour un con radoteur? Il n'y a jamais eu autant de monde dans les salles pour voir des films dont les tarifs sont très élevés. Toilettes 4, Intronchables et autres Tin-Tin cartonnent. La VOD décolle. Le problème, je pense, provient non pas de l'exclusivité d'un screener tout pourri, mais de la vente des DVD, chers, et qui ne seront vus qu'une fois. Je ne répète pas ce que je disais là. Cliquez. Et allez lire Marco.