mercredi 9 février 2011

Elu par le peuple, pour le peuple

Stef me fait participer au débat lancé par Gabale, avec pour thématique « Que faudrait-il faire pour assurer en France une meilleure représentation politique des classes sociales, notamment des classes sociales les plus modestes ? »

Je rejoins en partie Stef dans sa réponse, quand il émet que le candidat du peuple, choisit par le peuple, doit être issu du milieu du peuple pour en représenter les idées. De nos jours, les hommes politiques sortent de l'ENA préformatés avec des idées parfois très éloignées des inquiétudes populaires. La situation actuelle m'en est témoin.

Ensuite, je m'avance sur un billet que j'aurai voulu rédiger d'ici fin d'année, en analysant la culture politique des Français. Pour choisir un représentant cohérent, non seulement il faut que celui-ci connaisse ses électeurs, mais que les électeurs eux-même comprennent les enjeux et pouvoirs qu'ils mettent dans les mains de leur candidat: le Français a t-il une bonne éducation politique? Je doute qu'il comprenne, dans la moyenne, vraiment, ce qu'est la Politique avec un grand P. De vagues notions semblent insuffisantes. Mais je m'éloigne.

Enfin, je reste convaincu que le cumul des mandats et surtout, des indemnités financières, est un frein à l'intégrité des idées distillées par les élus. Leur montant, je n'en parlerai même pas, c'est parfois indécent. Au delà du pouvoir, c'est l'argent qui pourrit notre système politique. Là aussi, des efforts à faire. Pour ne pas oublier la valeur d'une baguette de pain, ou la rémunération d'un salarié de base.

Tout cela n'est que théorique, juste une réflexion pour assainir le système. Une utopie, en somme. La politique s'éloigne des préoccupations du peuple. On parle d'amendements qui ne concerne qu'une minorité. Dans l'ensemble, nous nous sentons délaissés par nos élus, n'est-ce pas?

Cette chaine tourne dans la plupart des blogs, aussi je ne saurai qu'inviter le Coucou, Falconhill et l'Hérétique, pour avoir une vision transversale sur le sujet.

mardi 8 février 2011

Le jour où je lui ai mis un doigt


Je passais juste devant elle que je la voyais en difficulté. Une jeune femme en détresse, vous pensez, je me suis arrêté et j'ai proposé mon aide. Étudiant son problème noyé dans son regard, il ne fallut pas deux minutes pour que je lui mette un doigt, voire deux. La fente semblait dégagée, il ne lui en fallait pas plus. Déjà, je m'éloignais, sentant mon devoir accompli, et pourtant ,elle me retenait, inassouvie. Désespérée, elle me demanda comment j'avais fait la première fois, peut-être pour essayer d'elle-même. Elle tenta d'y mettre un doigt, sans effet. Alors, elle prit un objet, plus long, plus rigide... en vain. Pas moyen de réparer cette foutue portière de voiture.

Ah? J'ai pas tout raconté?

En rentrant de déjeuner, j'ai aperçu une jolie – très jolie – jeune femme qui semblait avoir des difficultés à fermer ses portières de voiture. Je lui ai proposé mon aide, en m'apercevant que le loquet qui tenait les portes fermées était bloqué. Fichue centralisation. En passant mon doigt dans la fente du machin, je débloquais une porte, et arrivait à la fermer, l'ouvrir, la fermer. Super Homer. J'allais partir, mais la dame, une trentaine à peine entamée et un visage bien dessiné, un standard de beauté, me dit que la deuxième porte était elle-aussi bloquée. Hélas, le loquet était bien scellé, et malgré mes efforts et divers essais, rien à faire. La jeune femme tenta d'y introduire sa clé, sans plus de succès. Avant de la laisser, je lui conseillais d'appeler un garagiste, qui lui démonterait la porte pour vérifier le moteur de la centralisation. Lui, saura utiliser son outil. Le chanceux.

lundi 7 février 2011

Dieu est ici.

Dieu était las de son projet. Il en avait laissé ses ouailles survivre à eux-mêmes, dans l'ineptie d'un libre-arbitre qu'il pourrait briser à ses envies. Saupoudrant sa présence avec parcimonie, il tentait de ne pas se faire oublier, car rien n'aurait été plus grave que de laisser les hommes croire en leur pouvoir. Pourtant, il allait payer cher de son absence. N'est pas Dieu qui veut. Et il constatait que sans lui, la blogosphère tournait aussi. Dépité, il se tourna vers l'Univers. Celui-ci, dans son écho intersidéral, lui répondit qu'il devrait être plus communicatif sur Twitter. Dieu, hélas, n'a pas trop de temps à passer sur les nouvelles technologies.

La tasse de Nespresso à côté de Dieu commençait à refroidir, quand il aperçut sur son écran divin l'exclusivité du classement Wikio. Dieu, habitué à parler de tout et de rien, était référencé dans le Multithématique. Il n'avait pas bougé. Par contre, la vue du classement Général le stupéfia: il sortait du top 100 ! « Corne de bouc... », vociféra t-il. Ni une, ni dieu, il se leva de sa chaise et tapa du poing sur la table: il était temps de faire son come-back. Ces derniers jours lui avaient permis une introspection, dans les profondeurs de l'âme, et il sortait de sa torpeur plus décidé que jamais à revenir sur le devant de la scène.

Il changea sa bannière, actualisa son Google Reader, et repris les choses en main. Ce matin, Dieu inspira Homer, et il vit que c'était bien.

mardi 1 février 2011

Tous au numérique?

C'est aujourd'hui qu'a arrêté d'émettre l'antenne de Lambersart, fer de lance de la télévision hertzienne dans le Nord Pas de Calais. Nous sommes officiellement à l'ère de la télé numérique, et chacun aura du se mettre au goût du jour, en se procurant un adaptateur TNT à défaut d'un nouveau poste, et en le réglant aujourd'hui pour recevoir les chaines plus ou moins comme avant. Sauf que, ça ne marche pas vraiment bien partout: les petits patelins qui recevaient mal le hertzien, ceux planqués derrière des éoliennes, ou dans une zone mal desservie, ont tout perdu: ils ne verront plus les formidables pitreries de Lagaf' sur TF1. Plus de chaines, ni d'autre option que de payer pour recevoir la télé: soit en se procurant un démodulateur TNT qu'il leur faudra adapter sur leur télévision, si celle-ci est elle-même adaptée au démodulateur, soit en s'achetant un poste avec TNT intégrée, soit en optant pour un solution alternative et couteuse comme un abonnement satellite ou ADSL.

Malgré tout, je jette un coup de gueule à ce gouvernement qui oblige les gens à dépenser de l'argent de nouveau: la TNT est obligatoire, finalement, pour profiter encore d'une service gratuit par le passé. Du coup, le citoyen est obligé de payer, d'une façon ou d'une autre, pour conserver ce service. Obligé. Alors qu'on aurait pu s'attendre, avec une telle réforme, que l'Etat fournisse un adaptateur par foyer, non? Sans oublier qu'il y a parfois plusieurs télé par maison. Au lieu de ça, on préfère dépenser 40 Millions pour créer des permis de conduire en plastoc. Comme quoi, on a l'argent pour les conneries, simplement on ne le dépense certainement pas par ordre de priorité...



Wikio