jeudi 30 novembre 2006

Balade en coeur de ville

Petite balade à la tombée de la nuit dans les rues d'une ville encore éveillée... Nous sommes partis bras dessus-dessous à travers le froid hivernal enfin installé sur Arras. Habilement évitées, les crottes de chien de ma rue ne nous ont pas posé de problème et nous sommes arrivés au passage d'Elquenterie sans encombre. Nous pensions découvrir une ville éclairée de mille feux : les décorations de Noël sont posées, les vitrines parées de leurs plus beaux atouts et l'ambiance, bien que sans neige, rappelle à tous que les Fêtes approchent... mais hélas, pas de lumière... les ampoules restent désespéremment sombres, il n'est pas encore l'heure.
En remontant la rue St Aubert, on a constaté l'apparition d'un magasin Jeff de Bruges près d'un théatre bientôt terminé, d'une grande banderole "Arras Coeur de Ville", et de tapis rouges autour de la place des Héros. Cassés par le froid, qui, apparemment, donnait envie de faire pipi aux petit garçon au beau milieu de la rue, nous décidâmes de rentrer chez nous. Un rapide coup d'oeil à la statue de l'abbé Halluin sur la place du Wetz d'Amain, isolée en sortie de centre-ville et pourtant si charmante, et nous regagnions nos pénates et la chaleur de notre appartement...

mercredi 29 novembre 2006

Côté Séries : Day Break

C'est la trêve hivernale aux Etats-Unis, pendant laquelle Lost cesse d'être diffusée (retour début février). Du coup, la chaine ABC tente un nouveau pari en diffusant l'ultra conceptuelle série "Day Break". Tout de suite, vous y voyez une spin-off de Prison Break mais attention : le titre ne fait pas tout ! En effet, il s'agit là de reprendre un concept posé par le film "Un jour sans fin" arrosé à la sauce "policier fantastique". Je m'explique : Brett Hopper est un flic qui, un matin, se retrouve accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Mis en examen, il est incarcéré, battu et se réveille dans un lieu insolite où d'étranges personnages l'invitent à avouer ce crime sous peine de voir ses proches mourir. Sédaté, il s'endort... et se réveille le matin même, pensant avoir rêvé. Mais ce n'était pas un rêve, car Brett va devoir vivre et revivre cette même journée et tenter d'en savoir plus sur ce qui lui arrive. Chacun des épisodes (intitulés "Et si... quelquechose") verra Brett tenter différentes choses pour sauver ceux qu'il aime, et se sortir du traquenard. Un concept original qui, agrémenté de ce qu'il faut d'action et de suspense, rend l'intrigue prenante. On se prend au jeu, à se demander qui veut du mal au héros, pourquoi, et comment il va s'en sortir, sachant que chaque matin est le même matin. Que chaque événement, s'il peut être changé, ne peut être évité. Et s'il y avait un destin? Et si aujourd'hui, c'était demain?

mardi 28 novembre 2006

Là où j'fais mes courses


Les caisses automatiques, c’est pas vraiment une invention géniale. On en a tous vu apparaître dans nos grandes surfaces, ces caisses sans hôtesses où l’on scanne soi-même ses produits avant de payer – par carte, obligatoirement. C’est sensé raccourcir le temps d’attente, et réduire le nombre d’employés. Eh bien, j’ai testé pour vous, et c’est tout le contraire…

En effet, j’arrive à la caisse avec un seul article. Au bout des quatre caisses automatiques mises à disposition, il y a quatre jeunes femmes qui glandent là, en attendant d’aider si il y a un problème. Je leur souris en pensant à la fameuse restriction du personnel qui les rendent indispensables, vu qu’elles surveillent juste la machine et ne font plus rien du tout, je scanne mon produit, le prix s’affiche. L’appareil demande alors que je pose mon article sur la balance. Je m’exécute, sans trop savoir pourquoi il demande ça vu qu’il ne s’agit pas de fruits et légumes. Le problème c’est que mon article – que je ne citerai pas vu qu il s’agit d’un cadeau de Noël – ne pèse presque rien, et n’est pas détecté par la balance… Du coup j’essaie d’annuler ma transaction : il n’y a pas de bouton « annuler » sur cette foutue machine ! Paf, c’est bloqué ! De rage, je vais voir une des jeunes glandeuses, qui, après quelques mots, m’envoient élégamment balader. Je me retourne vers la caisse automatique, toujours bloquée, et j’en essaie une deuxième. Vous me connaissez, tel François Pignon, je bloque aussi la deuxième avant qu'une mamie ne se pointe pour l'essayer (bien fait!). Et v’là une des hôtesses qui se pointe pour m’engueuler ! Je me laisse pas faire, véhément, je lui dit que ça marche pas et je me sauve courageusement à l’autre bout du magasin pour finalement faire la queue à une caisse panier…
Une fois mes courses réglées à la charmante caissière, je repasse devant les maudites machines et constate que les quatre glandeuses s’acharnent toujours à essayer de débloquer ce magnifique système censé permettre à tout client de gagner du temps…

Ciné : 007 - Casino Royale

Nouveau James Bond, nouveau style : cette fois-ci c'est Daniel Craig qui incarne l'agent secret du MI-6. L'acteur, blond au regard d'un bleu intense (il aurait pu être agent secret russe, tiens!) reprend le personnage de Ian Fleming et lui donne une nouvelle jeunesse.... Normal, puisqu'il s'agit d'un retour aux sources de Bond, sa première mission ! Le scénario n'a rien d'original : Bond démasque un joueur de poker qui extorque de l'argent à des crapules pour les faire fructifier, leur assurant un revenu plus important pour financer le terrorisme mondial. Banal... Côté technique, les plans sont impressionnants, rythmés, so british dans les soirées mondaines devenues si habituelles à 007. Et parfois même, on se rappelle Roger Moore dans le même rôle... Les acteurs sont bons, et j'offre une mention spéciale à Daniel Craig, dont le jeu est excellent : sourire mystérieux, charme secret, physique d'athlète, le nouveau Bond a tout pour plaire aux dames ! Et aux hommes qui aiment les James Bond Girls et l'action ! Car cette dernière est omniprésente tout au long du film,et même si par deux fois on est dérouté (les décors changent brusquement, on n'arrive pas à se situer), on ne s'ennuie pas du tout et on découvre un James Bond plus sensible, plus fragile, plus faible et pourtant génial. Et de l'ingéniosité, il lui en faudra, car on retourne aux sources de l'espionnage sans gadgets. Eh oui!
En résumé, un film loin d'être original, à réserver aux amateurs d'action, de divertissement et d'espionnage à l'anglaise... Pour moi, un bon moment.